J'ai des cernes. Des grosses cernes.

Ces derniers temps, je bosse pas mal. La trève aoutienne reste de la SF pour les stagiaires qui doivent essayer, tant bien que mal, de compenser les congés mérités de leurs collègues titulaires.
Les deux dernières semaines, j'ai été amené à travailler avec une meuf (j'adore utiliser le terme "meuf" sur mon lieu de travail - j'ai l'impression d'être un rebelle) dans la cinquantaine, vaguement rangée dans un placard. Je crois que son boulot consiste à trouver une ou deux brèves par jour pour l'intranet de la boîte. Ce rythme soutenu fera sans doute rire mes amis journalistes.
Toujours est il que j'ai été chargé du rédactionnel sur cet intranet pour l'été. Point de recopiage de communiqué de texte pour moi : tout fut basé sur des recherches historiques (au demeurant fort passionnantes). Qu'importe, j'ai tenu le rythme et mes brèves ont un succès correct en termes d'audience (500 lecteurs par jour pour résumer, contre 200 à 300 en temps normal).
La charmante placardée, bien qu'elle se soit contentée d'un travail de mise en page de mes écrits, a fini par apposer son nom à côté du mien dans la signature. Comme je suis plutôt bien vu et que les gens ne sont pas dupes, mes petits camarades de bureau s'en sont rendu compte et en ont profité pour lui rappeler quelques uns des (nombreux) qui lui étaient reprochés.
Aujourd'hui le squelette est en arrêt maladie. Pour surmenage. Sans doute jusqu'à la fin de la semaine.
J'ai un peu plus de taf étant donné que la news de vendredi dont elle devait s'occuper m'aurait enlevé une belle épine du pied (j'ai un rapport de stage/des articles pour leur fichu magazine interne/des lettres de candidature à écrire moi). Interrogation : ai-je provoqué sa chute ? Suis-je un immonde requin aux dents longues ? Finirai-je par piquer sa place ?
Tout ça m'empêche de voir ma belle danseuse. Arbeit macht frei qu'ils disaient.
Ah une chose en passant :
je crois que je déteste l'idée de devoir distribuer des tracts pour Ségolène et je pense qu'elle ne peut pas gagner. Lisez son discours de dimanche, il est vide. J'en viendrais presque à supporter Jospin, c'est dire.
